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Le montage Phénix sera examiné au CSAM du 11 septembre

 

Le conseil national du SNPL du 6 septembre 2006 a voté une motion mandatant le bureau national pour agir avec force face à tout projet impliquant l'externalisation de l'activité TA, remettant en cause l'emploi des pilotes français et les équilibres sociaux et économiques de cette branche d'activité.

Après le CSAM du 27 juillet, invalidé dans sa totalité par M. le Ministre, le SNPL se félicitait de l'abandon du projet « Phénix Aviation » tout au moins dans sa forme actuelle.

Ses promoteurs, loin de renoncer, reviennent en force par l'inscription à l'ordre du jour vendredi 8 au matin (hors délai), de l'examen au niveau du Conseil Supérieur de l'Aviation Marchande (CSAM) du lundi 11 octobre, de la délivrance de la licence l'exploitation de Phénix Aviation.

Une fois de plus le syndicat tient à faire connaître son opposition la plus formelle à l'arrivée de compagnies virtuelles et de pavillons de complaisance dans l'aérien.

Ce type de bricolage, en contournant les règles normales d'exploitation, s'appuie sur le moins-disant social et conduit inévitablement à une remise en cause de la sécurité des vols, par manque de supervision technique (ETOPS, maintenance, licences, formation). C'est ni plus ni moins que du dumping social et c'est inacceptable.

Alors que la Caisse de Retraite du Personnel Navigant de l'Aéronautique Civile (CRPN), assigne des compagnies communautaires pour non respect du « corpus » du droit français, il est paradoxal et incompréhensible que l'Etat, garant de l'application des Lois, délivre une licence d'exploitation à la compagnie Phénix Aviation qui contourne la législation du travail française et de ce fait se trouverait immédiatement ajoutée par la CRPN, à la liste des assignations.

Phénix Aviation ne constitue qu'un exemple parmi d'autres qui, s'il est validé par les autorités françaises, ne manquera pas de faire des émules et donnera le coup de grâce à un secteur d'activité moribond.

C'est pourquoi, dans le cas où le ministre des transports autoriserait la création de telles compagnies, le SNPL se verra dans l'obligation d'attaquer au Conseil d'Etat un arrêté pris après un avis rendu irrégulièrement et de lancer un conflit national, comme réclamé par les représentants de ses adhérents.

Publié le 09/09/2006 - Accès Public